Ferdinand Brunetière,
L’Érudition contemporaine et la littérature française au moyen âge
“ C’est toujours pour une littérature un pas difficile à franchir que de s’élever en poésie d’une plate imitation de la vie journalière à la peinture de la vie universelle, comme de s’élever en prose de la constatation du fait et de l’expression des vérités d’expérience vulgaire à la traduction des idées générales, si difficile en vérité, qu’on ne voit pas qu’aucune littérature, sauf la grecque, ait pu le faire d’elle-même, par ses propres forces, sans le secours d’un modèle. Le modèle qui manquait à la littérature du moyen âge, la renaissance le retrouva. ”
