Jacques Demogeot, Revue des Deux Mondes
“ C’est qu’en effet dans toute littérature il y a deux sentimens créateurs : l’enthousiasme et la moquerie. A dire vrai, ce sont deux forces qui mènent toute société ; l’une l’entraîne vers l’idéal, c’est-à-dire vers l’avenir ; l’autre la pousse hors du présent et la contraint à marcher. Celle-ci, comme dit Schelling, est la véritable Némésis, l’invisible puissance ennemie du présent, en tant qu’il s’oppose à la naissance de l’avenir. Cette double inspiration, manifeste dans la littérature ancienne, ne pouvait manquer au moyen-âge, époque si vivante et si originalement complète. ”
