Joseph Beaunier, Revue des Deux Mondes
“ Les Français regardent le grand combat et ne savent lequel des deux vaincra. Charles dort, il ne s’est pas réveillé. La nuit s’en va, l’aube se lève claire. L’Empereur chevauche à XIVe allure. Il regarde dans les rangs de l’armée. « Seigneurs barons, dit-il, voyez les Ports et les défilés étroits ; désignez qui fera l’arrière-garde. » Ganelon répond : « Ce sera Roland, mon fillâtre, que voici ; vous n’avez baron de si grande prouesse. » Le Roi l’entend, le regarde : « Vous êtes un démon, lui a-t-il dit, une haine mortelle vous est entrée au corps. Et qui sera devant moi à l’avant-garde ? » ”
