Résumé

Folie et raison par un électeur (1876)

Vouloir le suffrage universel c'est: ou vouloir abandonner le gouvernement d'un pays à tous les caprices d'une foule ignorante, sotte et présomptueuse, ou vouloir que tous les hommes soient des juges capables de discerner sainement entre le bien et le mal en politique, et alors autant vaudrait leur demander d'être tous des poètes, des peintres, des musiciens de talent.
Je soutiens', moi, que si l'instruction qu'on réclame pour les masses peut augmenter leur bien-être, elle ne peut nullement; les rendre capables de s'occuper de l'étude des graves questions qui intéressent une nation.
Source : Gallica

Folie et raison par un électeur (1876)

Mais, dans un pays civilisé, où l'on perfectionne sans cesse tous les genres d'industrie, tous les arts, toutes les sciences, chaque homme est obligé d'apprendre l'état qu'il veut exercer et ne peut exercer que celui qu'il a appris. Un tailleur ne sait pas construire une maison ; un médecin ne serait pas capable de plaider une cause ou de commander une armée. Peut-on admettre que tout le monde s'occupe de la politique qui est une science, sans l'avoir étudiée ? Évidemment, non !
Donc, le suffrage universel est une absurdité.
Source : Gallica

Folie et raison par un électeur (1876)

Rien que de terrible assurément. Car, chaque parti tirant de sou côté, luttant pour triompher, la nation tout entière se trouve engagée dans cette lutte et manque par consé quent du calme qui lui est si nécessaire, qui seul pourrait lui donner le bonheur et la prospérité.
Et si l'un des partis finissait par l'emporter, le gouvernement qu'il établirait aurait à lutter de plus belle contre ses adversaires réunis.
Source : Gallica

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