Jules Joly

Résumé

Jules Joly Principes politiques (1871)

Qui n'a connu des prétentieux dirigeant nos institutions sociales et n'a pas eu à s'en plaindre ? A quoi servent les lois si elles ne sont pas mises rigoureusement en vigueur; si la justice elle-même est souvent partiale et injuste, si des ministres des cultes sont quelquefois un exemple de scandale ? Si les autorités de toutes sortes font de leur pouvoir un usage arbitraire, si des administrateurs, des juges, des ministres de religion et tous ceux qui représentent l'autorité, jusqu'aux plus humbles, ainsi que leurs privilégiés, exploitent impunément l'économie et le salaire d'autrui.
Source : Gallica

Jules Joly Principes politiques (1871)

Le peuple lui-même, par sa conduite et ses moeurs, semble être en partie la cause de son infortune.
Comment peut-il être l'élite de la société, si beaucoup de citoyens n'ont de ressources que leur travail, qui prend presque tout le temps de leur vie ; si le travail, souvent pénible, les abrutit ; si des fréquentations forcées ou d'autres circonstances si nombreuses les entraînent à la corruption, les jettent dans l'ornière de la misère et du malheur, d'où il est si difficile de sortir et où, souvent, ils terminent leur carrière.
Source : Gallica

Jules Joly Principes politiques (1871)

Quelle que soit la forme future du gouvernement français, il faut qu'il soit fixé sur une base solide; qu'il inspire et mérite la confiance, et qu'avec une puissante et impartiale sévérité il réprime l'incapacité, le favoritisme et les abus ; sinon, plus de progrès, et nous ne pouvons que tomber dans la plus épouvantable anarchie.
La base solide sur laquelle le gouvernement peut se fixer, c'est la majorité du peuple comprenant seulement la partie des citoyens sur lesquels la patrie peut compter.
Source : Gallica

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