Résumé

J.-J. B. Le grand jubilé universel de la rénovation française… (1872)

Pour que le suffrage universel soit véritablement l'expression de la volonté nationale, et que la France ait réellement sa tête à elle et non celle d'un autre, c'est-à-dire une administration gouvernementale qui représente fidèlement les intérêts de tous les citoyens, au lieu de ne représenter que les intérêts de quelques intrigants audacieux, il ne faut pas qu'un pouvoir, quel qu'il soit, puisse jamais interposer sa propre volonté pour aliéner, entraver ou suspendre, même pour un jour, la manifestation régulière et pacifique des voeux et de la volonté des électeurs.
Source : Gallica

J.-J. B. Le grand jubilé universel de la rénovation française… (1872)

Le drapeau bleu, emblème du travail et de la paix, rappelant tout à la fois la blouse du travailleur et la sérénité du firmament, sera seul arboré d'une manière permanente en temps de paix. Il ne sera retiré qu'en temps de guerre nationale. Sa hampe aura la forme d'un flambeau, et sera surmontée d'une banderolle rouge, pour indiquer que la Nation, loin de se résigner à une fausse paix, par amour du repos, est toujours prête à verser son sang pour la cause de la justice et de l'humanité.
Source : Gallica

J.-J. B. Le grand jubilé universel de la rénovation française… (1872)

Car, dès l'instant où le suffrage est lié, la Nation n'est plus libre et elle ne s'appartient plus, mais elle appartient à une volonté qui n'est pas la sienne. Elle a un maître et elle est esclave.
Il est donc nécessaire d'établir en principe et en réalité l'inviolabilité absolue de la souveraineté nationale, en laissant aux citoyens la liberté pleine et entière d'exprimer en tout temps, sous la protection et la sauvegarde des lois, leurs voeux et leurs volontés.
Source : Gallica

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