Résumé

Procès de la "Gazette de France"… (1849)

Pourquoi limiter ce principe?
La nation n'est-elle pas aussi puissante aujourd'hui qu'hier? Ce qu'elle a fait ne peut-elle pas le changer, le modifier, le perfectionner, selon que son intérêt le réclame? (Marques d'assentiment.)
Si le peuple conserve intégralement son droit, comment interdire l'accès auprès de lui à des vérités utiles, à des opinions consciencieuses? Cela est impossible, à moins de nier le suffrage universel et tous les principes qui s'y rattachent. Aussi, la loi n'est-elle pas allée jusque-là. Ce qu'elle interdit, ce n'est pas l'examen, la discussion, c'est l'attaque.
Source : Gallica

Procès de la "Gazette de France"… (1849)

« Il ne faut pas compter que ceux qui croient avoir le droit de s'insurger ne s'insurgeront pas; il faut amener un état de choses et une constitution où personne ne puisse être autorisé à prendre les voies violentes pour changer le gouvernement. Tant que, dans ce pays, les hommes du pouvoir diront que l'insurection est le principe de ce pouvoir, les passions ne désarmeront pas, et les bras resteront armés.
«Nous croyons avoir indiqué le mal et le remède; l'appel au peuple nous rendra l'unité nationale, et l'unité nationale, rétablie, la France est sauvée, et elle sauvera l'Europe. »
Source : Gallica

Procès de la "Gazette de France"… (1849)

S'il en est ainsi, d'où vient qu'on ferait un crime à la Gazette de France de prévoir l'avenir comme M. l'avocat général, et de montrer dès à présent à la raison publique, à la conscience du pays, ce qu'elle croit être, à son point de vue, l'élément le plus fécond de sa prospérité future? C'est ainsi, au contraire, qu'on évite l'éclat soudain et funeste des révolutions. On n'a rien à redouter d'un peuple éclairé; le danger ne vient que des masses, surprises dans leur ignorance et dans leur bonne foi.
Source : Gallica

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