Résumé

Claude-Mathias Dervieu Mon Rêve politique, ou Projet de constitution… (1832)

Le plus mince commis de préfecture a ses protégés, et malheur au citoyen qui ne fait, pas précéder sa pétition, par quelque offrande destinée à se rendre favorables; ces curieuses divinités !
Je vais donc, esquisser ici le projet de rétablissement d'un tribunal que je crois propre à détruire ces abus ; et comme je me complais à ne
regarder les maires que comme, les pères, les protecteurs des citoyens, c'est parmi eux que je vais prendre les juges que je destine à prononer sur les affaires administratives.
Source : Gallica

Claude-Mathias Dervieu Mon Rêve politique, ou Projet de constitution… (1832)

Le gouvernement de la France est monarchique ; le chef du pouvoir exécutif est un monarque avoué par la nation.
Le trône est héréditaire de mâle en mâle en ligne directe, et c'est la seule place qui ait cet avantage.
Le monarque commande les armées de terre et de mer , il veille à la sûreté intérieure et extérieure , et sanctionne toutes les lois.
Il lève les impôts vôtés par le sénat, mais ne peut asseoir aucune contribution ni conscription sans une loi préalable.
Il nomme les minisires , les ambassadeurs, les officiers de terre et de mer, ainsi que tous les agens d'exécution.
Source : Gallica

Claude-Mathias Dervieu Mon Rêve politique, ou Projet de constitution… (1832)

Plus de bassesse, plus d'intrigues pour parvenir ; plus de servilité pour se maintenir ; le monarque lui-même n'a ni places , ni faveurs pécuniaires à accorder; et comme il ne pourra prendre ses agens que parmi les jeunes gens que lui présente la nation, je crois par ce moyen lui arracher des mains un puissant moyen de despotisme.
Mais malgré tous ses efforts , le législateur s'efforcerait en vain pour ainsi dire de mécanifier sa charte constitutionnelle ; son ouvrage s'écroulera infailliblement, si l'instruction, les sciences et les arts n'arrivent à son aide.
Source : Gallica

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