Georges Picot,
Revue des Deux Mondes
“ Songe-t-on que la voix de l’électeur battu est nulle, aussi nulle que si cet électeur était déchu du droit de vote ? A-t-on pensé que dans tel arrondissement, il y a tout un parti qui n’a jamais eu un député représentant sa politique ? Considérée à ce seul point de vue, la représentation proportionnelle, en rendant à chaque citoyen son influence, à chaque parti sa force normale, ne manquera pas de réveiller en notre pays les endormis. Ce sera son bienfait. Elle ranimera les âmes. L’isolement nous tue ; l’association et la proportionnalité nous rendront la vie. ”
