Résumé

Le passe-temps d'un ouvrier (1872)

Mais quel rôle jouent ces représentants, grand Dieu ! Leur sanctuaire, si sacré et si vénérable, où sont déposés l'avenir des nations, la justice, l'amour de la Patrie, la franchise et la concorde, n'est souvent qu'un amas de discorde, de haine, d'orgueil et de perfidie; tous ces hommes aux opinions différentes ne peuvent s'entendre, mettent à l'encan leurs suffrages, l'idée dominatrice les poussent jusqu'à se faire cuistres.
Source : Gallica

Le passe-temps d'un ouvrier (1872)

Ce n'est que pour défendre vos capitaux, vos propriétés et nullement les leurs, puisqu'ils ne possèdent rien; ils sacrifient, et leur vie, et leur sang, et encore leur repos ; pourquoi ne sacrifieriez-vous pas une faible part de vos revenus pour leur éducation ?
Sous le rapport moral, quelle gloire avez-vous de primer sur des êtres abrutis par l'ignorance ? Songez-y, la science ne rend pas l'homme méchant; il est vrai qu'ils y a des êtres instruits qui se servent de leur savoir pour semer la discorde, mais qui leur sert de principal levier, n'est-ce pas l'ignorant?
Source : Gallica

Le passe-temps d'un ouvrier (1872)

Un autre monte sur ce trône chancelant, et s'y croit bien assis; à peine fortifié dans cette pensée qu'il rompt de nouveau avec ce peuple si aveugle mais si terrible ; on prend encore les armes et la victoire n'est pas douteuse, on réclame encore ses droits, on fait plus, on abat le sens électoral, et le suffrage universel est proclamé.
Source : Gallica

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