Nicolas-Charles Tronchon

Résumé

Nicolas-Charles Tronchon Considérations sur les élections… (1817)

Je ne crains point de dire que si on sait les mettre à profit pour faire le bien, ce sera, dans la main du gouvernement, le levier le plus puissant qui ait jamais existé; mais tout s'évanouit, du moment où l'on écarte la grande masse des représentés de tout concours à la formation de la représentation. Tout mode d'élection, quel qu'il soit, manque par la base, lorsqu'il pèche en ce point essentiel ; et vainement on voudrait se dissimuler que, tôt ou tard, il en résultera les plus graves inconvéniens.
Source : Gallica

Nicolas-Charles Tronchon Considérations sur les élections… (1817)

Dans une constitution représentative, tous ceux qui sont aptes à exercer un droit politique, ou un droit de cité (ce qui est le même) , doivent participer à former la représentation, d'une manière directe, si le nombre d'individus qui composent la nation le permet, et d'une manière indirecte, s'il ne le permet pas. Un autre principe , qui n'est pas moins sacré , c'est qu'aucun membre du corps social ne doit point exercer un droit quelconque d'une manière qui puisse nuire à la société.
Ainsi, tous les Français jouiraient d'un droit politique et seraient citoyens.
Source : Gallica

Nicolas-Charles Tronchon Considérations sur les élections… (1817)

J'observerai seulement qu'aujourd'hui il ne s'agit pas d'une loi transitoire, mais, au contraire, d'une grande institution sociale, d'une institution qui, par sa nature, doit avoir une puissante influence sur les destinées de la nation. Car une loi sur le mode des élections, si elle est bonne, assure la tranquillité; si elle est mauvaise, elle produit les tempêtes politiques, et amène les bouleversemens des empires.
Source : Gallica

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