Résumé

Quelques observations sur la loi des élections (1816)

Tout montre donc que, dans l'état actuel de notre civilisation, il faut remonter à un principe plus général. La seule condition véritablement indispensable est d'offrir à l'État une garantie suffisante. On verra, en y réfléchissant, que le problème ne peut être résolu qu'en admettant aux élections le plus grand concours possible de citoyens; c'est là la première condition d'une bonne loi sur cette matière. La seconde condition est l'entière liberté des suffrages.
Source : Gallica

Quelques observations sur la loi des élections (1816)

DES ÉLECTIONS.
IL ne suffît pas d'avoir une Chambre héréditaire et une Chambre élective, et de suivre à la lettre toutes les formes du système parlementaire, pour qu'une Nation ait un véritable gouvernement représentatif. On pourrait faire du despotisme avec des lois, tout aussi facilement qu'avec des décrets , le pouvoir n'est même jamais plus absolu , ses excès ne sont jamais plus dangereux, que lorsqu'il parvient à s'emparer du ressort populaire, et à tourner contre la liberté les institutions qui devaient la défendre.
Source : Gallica

Quelques observations sur la loi des élections (1816)

Mais puisque la Charte a fixé le nombre de nos mandataires; puisque, d'un autre côté, nous ne pouvons choisir que des hommes parvenus à un âge où déjà l'énergie est moins active; puisque tant de causes se réunissent pour diminuer la force si nécessaire de la Chambre élective, au moins n'abandonnons pas les ressources que des élections parfaitement libres laissent encore à la volonté publique, à l'opinion nationale. Si les Ministres devaient gouverner mécaniquement nos élections , la Chambre des Députés serait bientôt composée de manière à n'être plus qu'un conseil.
Source : Gallica

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