Résumé

Jean-Gilbert Ymbert Nouvelle manifestation de l'opinion publique… (1834)

Prenons y garde! c'est là une opinion essentiellement rétrograde à juillet, une opinion ennemie de notre belle révolution, une opinion qui craint le concours des citoyens, une opinion qui ne veut de gouvernement que pour elle et ses amis. Il la faut démasquer, honnir, conspuer ; il la faut partout montrer au doigt, et, si elle se cache, crier bien haut : Arrêtez! c'est elle!
L'époque est grande et belle pour faire bonne justice de cette tendance. La France est en mesure de l'anéantir, de prouver qu'elle apprécie, qu'elle veut l'institution de la garde nationale. Les élections vont commencer
Source : Gallica

Jean-Gilbert Ymbert Nouvelle manifestation de l'opinion publique… (1834)

Nous le disons à regret: parmi la diversité des opinions qui se produisent sur la garde nationale considérée comme institution, il en existe une timide encore, mais qui essaie de grandir, et qu'il est du devoir des vrais amis du pays d'étouffer au berceau; l'opinion dont nous voulons parler est celle qui calomnie cette institution, qui dit déjà assez haut que la garde nationale est un embarras; qu'elle contraint et gêne l'action de l'autorité; qu'elle est turbulente et dangereuse ; qu'il convient, non de lui distribuer, mais de lui retirer des armes
Source : Gallica

Jean-Gilbert Ymbert Nouvelle manifestation de l'opinion publique… (1834)

Que les communes n'abjurent point l'exercice de ce plus précieux des droits nationaux; que chacune d'elles se rappelle qu'aux jours d'émeute, de trouble ou d'invasion, qu'aux jours d'attentats aux libertés publiques, le moyen de salut devrait être aux rangs de la garde nationale de quelque point qu'elle vienne !
Que, si réellement il existe déjà une opinion capable d'appeler la destruction des gardes nationales, apprenons-lui qu'un million de fusils est aux mains de cette élite des citoyens; que plus de 800,000 sont habillés
Source : Gallica

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