Résumé

Portrait de Louis de Bonald Louis de Bonald Sur les élections . Par M. de Bonald… (1820)

La Charte fait élire directement sur une population d'éligibles par une population d'électeurs. Entre ces deux masses, point d'autre titre à l'élection que des opinions de parti, point d'autre motif d'exclusion que des haines de parti, ce qui est tout-àfait populaire.
Mais une loi d'élection, quelle qu'elle soit, n'est au fond qu'une manière plus ou moins directe d'interroger l'esprit et l'opinion d'une nation. Ainsi faites une nation ce qu'elle doit être, et elle vous répondra ce qu'elle est.
Source : Gallica

Portrait de Louis de Bonald Louis de Bonald Sur les élections . Par M. de Bonald… (1820)

Des hommes ne pourroient donc représenter que des volontés humaines, et dès lors, d'après l'opinion de Rousseau, ils ne représentent rien. Mais s'ils ne représentent rien, ils font bien plus : ils règlent tout comme magistrats; et certes la fonction est assez étendue et assez honorable. Ainsi représentant et représentation nationale sont des mots vides de sens, et voilà tout.
Source : Gallica

Portrait de Louis de Bonald Louis de Bonald Sur les élections . Par M. de Bonald… (1820)

Dans celle-ci réside partout ce qu'on peut appeler la force morale de la société, cette force dirigeante et éclairée qui résulte d'une instruction plus étendue, d'une éducation cultivée dans le loisir et les moyens que procure la richesse, et par les relations plus suivies et plus multipliées qu'elle donne avec les hommes, les affaires et les événemens de ce monde. Dans l'autre classe est la force physique, force aveugle qui partout se trouve dans le nombre.
Source : Gallica

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