Alfred de Gardane

Résumé

Alfred de Gardane De la Souveraineté nationale (1868)

Si la majorité de la nation n'est pas capable d'exprimer librement sa volonté, qu'elle ne vote pas.
Si la majorité de la nation est capable d'exprimer librement sa volonté, qu'on ne la dirige pas.
Si on vote pour elle, qu'on ne donne pas son propre vote comme le sien.
Qu'on n'appelle pas universel ce qui est restreint. Qu'on ne donne pas à ce vote les effets du suffrage universel. Il n'y a rien de plus détestable que l'hypocrisie politique. Pourquoi ne pas exprimer la vérité?
L'Angleterre, elle, a restreint le suffrage à ceux qui ont la capacité de le donner.
Source : Gallica

Alfred de Gardane De la Souveraineté nationale (1868)

SOUVERAINETÉ NATIONALE
La nation est souveraine : c'est la profession de foi de la France, le nouveau dogme politique éclos de sa grande Révolution, faisant enfin l'application politique et sociale des sublimes principes de justice apportés au monde, il y a dix-huit siècles, par le Christ.
Cette vérité est reconnue par tous les Etats, petits ou grands, qui ont atteint une haute civilisation, par l'Angleterre et les États-Unis, par la Suisse, la Belgique et la Hollande, sur tous
les points du petit globe que l'homme habite, du Rhin à l'Ebre, de la Tamise au Gange.
Source : Gallica

Alfred de Gardane De la Souveraineté nationale (1868)

Tous les principes se réunissent pour faire au gouvernement un devoir de l'abstention la plus rigoureuse.
Le gouvernement sorti de la volonté nationale a le devoir de veiller à la sincérité de l'élection, de garantir la pureté du voté, d'empêcher et de punir l'intimidation et la corruption. Il doit donc avoir l'impartialité du juge, il doit assurer le triomphe de la volonté nationale, par conséquent il doit rester étranger à l'élection. Il ne doit pas s'abaisser à la proportion d'un parti, et en avoir les passions. Il doit être le protecteur de tous et de chacun.
Source : Gallica

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