Benoît Marie Louis Alceste Chapuys-Montlaville

Résumé

Benoît Marie Louis Alceste Chapuys-Montlaville Réforme électorale : le principe et l'application… (1841)

Mais cette force est donc au-dessus de lui ? Qu'est-ce qu'un principe qui reconnaît un maître ?
Un principe est immuable et ne varie pas. Ni les rois dans leur despotisme, ni le peuple dans sa colère, ne peuvent le faire fléchir, l'altérer ou le modifier. L'homme n'a pas d'action sur lui. Les siècles et les événements passent et repassent sans l'entamer, c'est le diamant qui émousse le fer.
Le Roi, les Chambres, voilà la souveraineté. Mais le Roi et les Chambres ne sont pas des créations spontanées et éternelles.
Source : Gallica

Benoît Marie Louis Alceste Chapuys-Montlaville Réforme électorale : le principe et l'application… (1841)

A sa naissance, sans doute, tout enfant possède le droit; ce n'est qu'à sa majorité, âge où l'homme commence réellement, qu'il en a l'exercice. Il prend possession du droit, le jour où il prend possession de lui-même.
L'exercice du droit se perd par la perle de la raison: celui qui est frappé dans le siège même de l'intelligence qui ne possède plus la direction de ses propres actions, celui dont l'âme est voilée par un trouble intérieur, celui-là ne peut plus exercer le droit de citoyen, par le motif bien simple que l'exercice de ce droit serait nuisible à autrui.
Source : Gallica

Benoît Marie Louis Alceste Chapuys-Montlaville Réforme électorale : le principe et l'application… (1841)

Le premier soin de cette grande assemblée est de déclarer que le peuple a des droits imprescriptibles, que ces droits sont au-dessus de toute puissance humaine, et qu'en possession de l'exercice de sa souveraineté, désormais tout procédera d'elle seule.
Un jour de courage et de succès suffit pour détruire tous les faits accumulés de tyrannie et d'usurpation, et rend à la nation sa liberté, son indépendance, ses droits et sa couronne.
Source : Gallica

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