Résumé

Cyprien Dissard Réflexions sur ma mise en prévention comme agent conspirateur (1831)

L'art du gouvernement, ou la politique, l'existence et la durée probable des états, les questions de paix et de guerre, les craintes et les espérances, les opinions diverses, les prétentions et les projets des partis, leurs exigences et leurs moyens, sont le domaine de la conversation et le sujet des entretiens. Nier cette vérité, c'est nier l'existence d'un besoin de l'époque ; transformer en vérités établies les choses énoncées dans les conversations, c'est tomber dans l'absurde.
Source : Gallica

Cyprien Dissard Réflexions sur ma mise en prévention comme agent conspirateur (1831)

Rêves creux, projets, comme le dit M. Pascot. Nous dirons bientôt ce que c'est qu'un projet, ou ce qu'on désigne par cette expression en matière politique.
J'ai dit que M. Barou avait assisté à des conciliabules à Lyon ! Mensonge insigne pour qui connaît ce respectable ecclésiastique. Mensonge ! et ici j'ai la preuve que M. Pascot a trahi la vérité. M. Pascot savait que j'avais écrit à M. Barou, et pour lui M. Barou fut un conspirateur. Un vicaire-général conspirateur ! cela donne à l'accusation une haute importance, et à la narration un degré de plus d'intérêt.
Source : Gallica

Cyprien Dissard Réflexions sur ma mise en prévention comme agent conspirateur (1831)

Le complot existe quand il y a résolution d'agir, concertée et arrêtée entre deux ou plusieurs conspirateurs.
Résolution d'agir. Cette expression est claire, précise, énergique : — La première pensée de renverser un gouvernement n'est pas punie.— Cette pensée élaborée et convertie en projets ne tombe pas non plus sous le coup de la loi. — Les projets manifestés ne sont pas le complot. — Il faut la résolution d'agir, c'est-à-dire la détermination prise de renverser et détruire. — Or, je vois dans les faits dénoncés des projets, des réunions, mais non des résolutions d'agir .
Source : Gallica

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