Claude Nigote

Résumé

Claude Nigote La bataille de la Vesles (1894)

Au même instant et avant que la troupe ait eu le temps de remonter à cheval, plusieurs obus à mitraille, éclatant au-dessus d'elle, la couvrent d'une grêle de balles..., et cette cavalerie qui a traversé, ardente et superbe, la grande zone qui la sépare de la frontière, à la recherche de sa rivale et du succès nécessaire pour aller porter l'effroi jusqu'au coeur même de l'adversaire, se met à fuir sous le feu échelonné de quelques batteries à cheval à tir rapide, masquées par un pli de terrain et tirant sur elle à poudre sans fumée et à tir fusant.
Source : Gallica

Claude Nigote La bataille de la Vesles (1894)

Mais à peine ces belles troupes se sont-elles avancées de quelques centaines de mètres, que toutes les pièces ennemies se mettent à tonner. Chaînes, soutiens et réserves sont couverts en un instant de balles et de galets. Sous le choc de ces milliers de projectiles, la terre semble entrer en ébullition. Les chefs pressent la marche pour soustraire leur troupe à cette tourmente ; mais les rafales se succèdent sans trêve et les pertes sont grandes, et pourtant l'infanterie de la défense n'a pas encore fait usage de ses feux... La retraite n'est plus possible, car la mort fauche partout.
Source : Gallica

Claude Nigote La bataille de la Vesles (1894)

Or, n'est-ce pas le cas ordinaire pour l'artillerie, la première arrivée sur ses positions ? La défensive, grâce à la facilité qu'elle a de choisir son terrain, recherchera toujours les altitudes supérieures à celles qu'elle laissera à l'adversaire et où elle sera, comme l'aigle dans son aire, invisible.
On nous objectera qu'une artillerie, aussi soucieuse de rechercher les hauteurs pour s'assurer le bénéfice de l'invisibilité, se condamnera à l'immobilité, la plus fâcheuse des situations à la guerre et tout à fait contraire aux principes de l'attaque.
Source : Gallica

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