Maurice Leblanc,
Contes du soleil et de la pluie
“ Diane n’avait pas bougé. Il eut envie de la railler. Mais, ayant levé les veux sur elle, il tressaillit des pieds à la tête : elle regardait le volant. Et il comprit, La menace, c’était cela. Elle toucherait au volant ! Elle lui imprimerait tel mouvement brusque qui les précipiterait l’un et l’autre dans l’abîme ou contre la falaise de granit qui bordait la route de l’autre côté. C’était cela, il en avait la certitude. Une haine violente le crispa. Jamais, il le sentit, il ne lui pardonnerait son horrible projet. Certes elle n’aurait pas le courage de le réaliser. ”
