Léon Valbert

Résumé

Léon Valbert Histoires d'autos (1931)

Alors, le mieux, c'est encore de faire passer le permis de conduire à la dame et de la coller au volant en permanence. Une femme a de grandes aptitudes pour l'automobile, comme pour tous les exercices qui ont pour but d'embêter le monde. Or, quand c'est que vous conduisez une auto, vous embêtez les piétons, les cyclistes, les flics, les gardes-barrières et les autres automobilistes; vous faites de la poussière, de la fumée, de la boue et, avec un peu d'adresse, vous écrasez les pieds des passants qui dépassent l'alignement normal du trottoir.
Source : Gallica

Léon Valbert Histoires d'autos (1931)

Pour qu'en ce point de notre sphère Mon auto-taxi stoppe enfin,
Je veux serrer... Mais comment faire? Ce vieux clou n'avait plus de frein ! ! !
Et c'est ainsi — faits authentiques! — Battant un record sans pareil,
Que j'ai crevé trois pneumatiques Et démoli mon appareil !
Ce qui prouve, messieurs et dames,
La vérité de ce refrain :
« Dans un taxi, pour plaire aux femmes, Il faut pouvoir... serrer son frein ! »
Le chauffeur de taxi s'efforce de donner des explications pittoresques et variées à l'Américain qui lui a demande de lui faire visiter Paris.
Source : Gallica

Léon Valbert Histoires d'autos (1931)

Si tu savais, maman, écrit la nouvelle mariée à sa mère, comme Abraham est affectueux et comme il est d'autre part habile chauffeur. A tout moment, sur la route, il me prodigue d'une main les témoignages les plus caressants et les plus agréables de sa tendresse, en continuant à tenir le guidon de l'autre main, et c'est merveille de voir avec quelle maestria il s'acquitte de cette double tâche, sans que l'auto fasse une embardée, sans qu'elle dévie un seul instant de la bonne route.
Source : Gallica

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