Résumé

P. Jullien-Chatel Un échec commercial de la France au Canada (19..)

Le Canadien qui fait des bénéfices n'est pas du nombre des gens qui cherchent à s'enrichir par l'épargne plus que par l'activité. Malgré les réserves importantes des banques et caisses d'épargne, il est notoire que les Canadiens gagnant beaucoup dépensent beaucoup. Ils n'aiment pas les privations et, comme les Américains, tiennent à la vie large et travaillent davantage pour mettre leurs ressources à hauteur de leurs dépenses. C'est toute la psychologie des pays nouveaux et à cet égard les Canadiens, même les Canadienls-français, sont devenus les citoyens d'un pays vraiment nouveau.
Source : Gallica

P. Jullien-Chatel Un échec commercial de la France au Canada (19..)

On ne saurait trop l'affirmer: le produit français ne se vend pas de lui-même ici. Il est au contraire d'un placement fort difficile et quand ce produit est une automobile, la vente devient un véritable tour de force. Une manufacture française m'écrivait dernièrement pour m'offrir son agence; je lui répondis: Non, merci. Je sors d'en prendre. Je préférerais entreprendre de faire remonter le Titanic à la surface des flots. — Dans ce mot il y a autre chose qu'une boutade: la vente des automobiles françaises au Canada, avec profit, est une entreprise presque impossible.
Source : Gallica

P. Jullien-Chatel Un échec commercial de la France au Canada (19..)

Le Comité France-Amérique — d'une manière un peu trop officielle peut-être, ce qui a effarouché industriels et commerçants, — la Chambre de Commerce française de Montréal par son Bulletin mensuel, le Commissariat général du Canada à Paris, et peut-être un peu nous-même par notre plume, ont pourtant fait de réels efforts, couronnés d'un succès seulement relatif, ce qui est regrettable: n'en déplaise à quelques esprits chagrins, le Canada est un pays d'avenir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature