Nicolas Treml

Définition et enjeux

Paul Féval Le Loup blanc (1878)

Quelles que fussent ses angoisses secrètes, Nicolas Treml était trop fier et trop fort pour les laisser paraître sur son visage. Il monta en silence les noirs escaliers de la Bastille, et entra dans son cachot comme il entrait jadis au grand salon du château de la Tremlays, le front haut et la tête calme.
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Paul Féval La Forêt de Rennes

Avant de quitter la salle, Nicolas Treml se découvrit et salua les vingt générations d’aïeux qui applaudissaient à son sacrifice.
Le petit Georges dormait encore, mais ce sommeil matinal était léger. Le contact de la bouche de son aïeul suffit pour clore son rêve. Il s’éveilla dans un charmant sourire et jeta ses bras roses autour du cou du vieillard.
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Paul Féval Le Loup blanc (1878)

L’âge n’avait point modéré la fougue de son sang. À le voir droit et ferme sur la selle, lorsqu’il chevauchait sous la futaie, les gens de la forêt se sentaient le cœur gaillard et disaient :
— Tant que vivra notre monsieur, il y aura un Breton dans la Bretagne, et gare aux sangsues de Paris.
Ils disaient vrai. Le patriotisme de Nicolas Treml était aussi indomptable qu’exclusif. La décadence graduelle du parti de l’indépendance, loin de lui être un enseignement, n’avait fait que grandir son obstination.
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