Résumé

Monographie d'une famille d'émigrés…

Le marquis de Saporta voulait ne pas désespérer du triomphe des modérés. Ses sentiments généreux le maintenaient au milieu des dangers afin de tenter la dernière chance qui pouvait se présenter en faveur du régime constitutionnel. On avait encore le droit à cette époque, où l'expérience était inachevée, de croire, comme le marquis de Saporta dans une note qu'il rédigea, en 1793, « à l'effet de la confiance »; « au peuple vertueux » ; « au moyen très-puissant pour désarmer une multitude en furie » ; « à la vertu qui est dirigée par la raison»
Source : Gallica

Monographie d'une famille d'émigrés…

A Marseille, Reboulin crie au nom des citoyens d'Apt : « Notre maire a trompé et subjugué une partie de la municipalité pour qu'elle fût l'agent secondaire de ses complots. Cet homme, ennemi par état et par dépit de la constitution, est un ci-devant noble qui est parvenu à l'administration par l'intrigue et la cabale. »
Voilà comme celui qui accueille les réformes est traité par ceux qui veulent une révolution. Il n'est pas mieux compris par ceux qu'effrayent les réformes.
Source : Gallica

Monographie d'une famille d'émigrés…

D'autres, de Turin, ne laissent nul doute. Il est imprudent de rester en France dans ce moment. Je vous donne trois jours, mon cher ami, pas davantage, j'use des droits que me donne l'amitié. Tout le monde s'accorde à dire qu'il n'y a pas de temps à perdre. Venez, venez donc, mon ami, sans cela je ne vous aime plus, mais plus du tout, croyez-m'en. Écoutez donc, Monsieur, si tout cela ne vous, décide pas, sachez que Nice est un endroit à voir, à cause de sa foule d'émigrants.
Source : Gallica

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