Résumé

Casimir de La Motte de La Guyomarais Souvenirs de 93, écrits en 1821 ou la Vérité opposée à des mensonges

Il vint en 1792 à Saint-Malo, chez ses parents, et retrouva le Marquis en Bretagne. Cheftel, souple, faux, rusé, sut s’emparer de sa confiance, et pour mieux le tromper et connaître ses secrets, Cheftel s’engagea sous ses ordres. Le Marquis, cœur loyal et incapable de tromper, vit en lui un ami dévoué, là où il n’y avait qu’un traître ! M. de la Royrie présenta Cheftel à M. Désilles, caissier de la Conjuration, comme étant son ami, et faisant partie des Conjurés Bretons.
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Casimir de La Motte de La Guyomarais Souvenirs de 93, écrits en 1821 ou la Vérité opposée à des mensonges

Le commissaire Lalligant-Morillon fait couper la tête du Marquis, les patriotes de Lamballe la mettent au bout d’une baïonnette. Fiers de ce triste trophée, ils arrivent dans le salon où la famille de La Guyomarais est gardée à vue. Ils font rouler la tête du Marquis aux pieds de Mme de La Guyomarais, en lui disant : tiens, citoyenne, nie maintenant que ce n’est pas la tête du ci-devant Marquis de la Royrie ! — Il n’y a plus à nier, dit M. de La Guyomarais, je la reconnais cette noble tête, qui si longtemps vous a tous fait trembler. Vous n’êtes que des lâches ! des monstres !
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Casimir de La Motte de La Guyomarais Souvenirs de 93, écrits en 1821 ou la Vérité opposée à des mensonges

Georges de Fontevieux n’était pas en France au moment de l’arrestation des Conjurés Bretons. C’était une victime de moins pour Cheftel ; mais l’infâme traître sut y rappeler le loyal jeune homme, et le livra ensuite à l’échafaud.
Perrin, le dénonciateur de ses maîtres, ne fut pas remis en liberté, il fut emprisonné à la Force, et ne reçut pas les cent louis, prix du sang de M. et de Mme de La Guyomarais. Furieux, il organisa une révolte parmi les détenus. Quelques mois après ses victimes il fut guillotiné.
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