Maurice Maeterlinck,
Pelléas et Mélisande
(1892)
“ GOLAUD. Où es-tu ? — Mélisande ! — Où es-tu ? — Ce n’est pas naturel ! Mélisande ! Où es-tu ? Apercevant Arkël et le médecin à la porte de la chambre. — Oui, oui ; vous pouvez rentrer... Je ne sais rien ; c’est inutile... Elle est déjà trop loin de nous... Je ne saurai jamais !... Je vais mourir ici comme un aveugle !... ARKËL. Qu’avez-vous fait ? Vous allez la tuer... GOLAUD. Je l’ai déjà tuée... ARKËL. Mélisande... MÉLISANDE. Est-ce vous, grand-père ? ARKËL. Oui, ma fille... Que veux-tu que je fasse ? MÉLISANDE. Est-il vrai que l’hiver commence ? ARKËL. Pourquoi demandes-tu cela ? ”

