Résumé

Alexeï Tolstoï Le poète Alexis Tolstoï, l’homme et l’œuvre

Si la société de M. d’Urfé me convient, qui est-ce qui a le droit de m’empêcher de le voir ? Qui peut l’empêcher de m’épouser si j’y consens ?
— Madame, répondait le commandeur, en hochant tristement la tête, croyez-moi, cela n’est pas l’idée du marquis. J’ai assez vécu pour voir que M. d’Urfé, loin de songer à se fixer, ne pense qu’ à tirer vanité de son inconstance. Et que deviendriez-vous, pauvre fleur des Ardennes, si après lui avoir abandonné tout le miel de votre calice, vous voyiez tout à coup ce beau papillon s’envoler comme un traître ?
Source : Wikisource

Alexeï Tolstoï Le poète Alexis Tolstoï, l’homme et l’œuvre

Ce d’Urfé avait bien le plus grand air que j’aie vu de ma vie, si j’en excepte le roi, qui, sans être jeune, passait à juste titre pour le plus beau gentilhomme de France. Mais à tous ses avantages extérieurs, le marquis enjoignait un autre, dont l’attrait, je puis l’avouer à présent, n’était pas le moins puissant auprès de nous autres jeunes femmes. C’était le plus grand mauvais sujet de la terre, et je me suis souvent demandé pourquoi ces gens-là nous attirent malgré nous. Tout ce que j’ai pu trouver, c’est que plus un caractère est inconstant, plus nous avons de plaisir à le fixer.
Source : Wikisource

Alexeï Tolstoï Le poète Alexis Tolstoï, l’homme et l’œuvre

Aussi bien cette nuit si calme me rappelle le beau temps passé, car, vous allez vous moquer de moi, mais depuis bien des années il me semble que la nature est moins belle qu’autrefois. Je ne vois plus de ces bonnes journées si chaudes, si radieuses, de ces fleurs si fraîches, ni de ces fruits si savoureux ; et tenez, à propos de fruits, je n’oublierai jamais un panier de pêches que m’envoya un jour le marquis d’Urfé, un jeune fou qui me faisait la cour parce qu’il avait trouvé dans ma figure je ne sais quel trait caractéristique qui lui avait tourné la tête.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature