Alexeï Tolstoï

Élements biographiques

Alexeï Tolstoï,  Revue des études slaves

“ L’affreuse vérité se dressa devant moi dans toute sa laideur, et je me souvins trop tard des avertissements de l’ermite. Je compris combien ma position était précaire et je sentis que tout dépendait de mon courage et de mon sang-froid. Je me détournai de Sdenka pour lui cacher l’horreur que mes traits devaient exprimer. Mes regards, alors, tombèrent sur la fenêtre et je vis l’infâme Gorcha, appuyé sur un pieu ensanglanté et fixant sur moi des yeux de hyène. L’autre fenêtre était occupée par la pâle figure de Georges, qui dans ce moment avait avec son père une ressemblance effrayante. ”
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Alexeï Tolstoï,  Le poète Alexis Tolstoï, l’homme et l’œuvre

“ Si la société de M. d’Urfé me convient, qui est-ce qui a le droit de m’empêcher de le voir ? Qui peut l’empêcher de m’épouser si j’y consens ?
— Madame, répondait le commandeur, en hochant tristement la tête, croyez-moi, cela n’est pas l’idée du marquis. J’ai assez vécu pour voir que M. d’Urfé, loin de songer à se fixer, ne pense qu’ à tirer vanité de son inconstance. Et que deviendriez-vous, pauvre fleur des Ardennes, si après lui avoir abandonné tout le miel de votre calice, vous voyiez tout à coup ce beau papillon s’envoler comme un traître ?
”
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Alexeï Tolstoï,  Revue des études slaves

“ Aucune porte n’était fermée, pourtant toutes les chambres paraissaient inhabitées. Celle de Sdenka semblait n’avoir été abandonnée que de la veille. Quelques vêtements gisaient encore sur le lit. Quelques bijoux qu’elle tenait de moi, et parmi lesquels je reconnus une petite croix en émail que j’avais achetée en passant par Pesth, brillaient sur une table à la lueur de la lune. Je ne pus me défendre d’un serrement de cœur, bien que mon amour fût passé. Cependant je m’enveloppai dans mon manteau et je m’étendis sur le lit. Bientôt le sommeil me gagna. ”
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