Philippe Tamizey de Larroque

Résumé

Philippe Tamizey de Larroque La marquise de Flamarens

C’est le seul motif que vous pouvés avoir de consolation au milieu de tant de différentes peines. Prenés plaisir dans vos traverses à donner au siècle un grand exemple de résignation aux volontés de Dieu.
La pensée de Dieu revient sans cesse dans les exhortations qu’adresse Chapelain à Madame de Flamarens, et le 7 novembre 1666, lui parlant de la mort de M. de Verthamon, conseiller d’État, parent de la marquise, après avoir déploré « la cheute d’une si forte colonne, » il ajoute (p. 490) : « Plus Dieu vous oste d’appuis, plus il vous faut resoudre à n’en chercher qu’en lui. »
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Philippe Tamizey de Larroque La marquise de Flamarens

Je vis, il y a quinze jours, Mme la marquise de Sablé qui me demanda de vos nouvelles et me donna occasion de luy faire entendre avec combien de vertu vous vous estiés résolue au voyage de Guienne et avec combien de sagesse et de constance vous persévériés dans le dessein d’y demeurer tant que vostre devoir et le bien de vos affaires vous y obligeront. De l’humeur dont elle est, cela luy passa pour une action héroïque et elle ne se pouvoit lasser de vous admirer.
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Philippe Tamizey de Larroque La marquise de Flamarens

Ce sont presque les lettres d’un directeur de conscience que l’honnête Chapelain adresse à sa jeune amie. Le 21 avril 1640, après avoir vanté la douceur du caractère de son ancienne élève, il croit devoir ajouter que l’honneur d’une femme ne consiste pas seulement en sa chasteté, mais en sa modestie et en toute autre sorte de bienséance. L’infatigable mentor engage Mme de Flamarens à continuer à mener une vie vertueuse et exemplaire. Autant Chapelain aime à conseiller la vaillante femme, autant il aime à la louer.
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