Antoine Furetière, notes d’Édouard Fournier, notice de Charles Asselineau, Le Roman bourgeois
“ Lucrece ne s’en deffendit pas mieux qu’une autre ; elle ne feignit point de donner son cœur au marquis et de lui vouer une amour et une foy réciproque. Ils vécurent depuis en parfaite intelligence, sans avoir pourtant le dernier engagement. Ils se flattèrent tous deux de la plus douce esperance du monde : le marquis de l’esperance de posseder sa maîtresse, et Lucrece de l’esperance d’estre marquise. Mais ce n’estoit pas le compte de cet amant impatient ; sa passion estoit trop forte pour attendre plus longtemps les dernieres faveurs. ”
