Jean-Louis Guez de Balzac,
Socrate chrestien
“ Comment est-ce donc que l’Ego sum de Iesus-Christ, sorti de sa bouche sans effort, sans qu’il esleve seulement le ton de sa voix, porte par terre des hommes fermes & vigoureux ; met à ses piez une troupe de soldats, qui estoient venus se saisir de luy ? Il n’est rien en apparence de si doux et de si tranquille que cet Ego sum. Deux paroles le composent ; paroles courtes, simples & vulgaires ; qui n’ont rien d’éclatant & de figuré ; rien qui estonne & qui menace les gens ; rien qui presage & qui signifie le coup qu’elles vont frapper. ”
