Vincent Voiture,
Lettres de V. Voiture
“ Il connoist que les plus nobles et les plus anciennes conquestes sont celles des cœurs et des affections, que les lauriers sont des plantes infertiles, qui ne donnent au plus que l’ombre, et qui ne valent pas les moissons et les fruits dont la paix est couronnée ; il voit qu’il n’y a pas tant de sujet de louange à estendre de cent lieues les bornes d’un royaume qu’à diminuer un sol de la taille, et qu’il y a moins de grandeur et de véritable gloire à défaire cent mille hommes qu’à en mettre vingt millions à leur aise et en seureté. ”
