Samuel Sorbière, De l'amitié . À M. de Vaubrun, comte de Nogent… (1660)
“ Il est vray que l'Amitié estant vne fois bien establie,les amis dont la fortune est esgale,ou qui n'ont aucunes affaires ensemble, & qui ne s'entretiennent que de leurs diuer- tissemens, ne prennent garde qu'au plaisir qu'ils ressentent toutes les fois qu'ils se trouuent ensemble : car la feule presence des Amis intimes répand dans l'ame vne certaine joye , dont il ne semble point que l'origine doiue estre recherchée hors de la personne aimée, ny dans quelqu'autre chose qu'elle ait faire esperer. ”
