Résumé

Samuel Sorbière De l'amitié . À M. de Vaubrun, comte de Nogent… (1660)

Il est vray que l'Amitié estant vne fois bien establie,les amis dont la fortune est esgale,ou qui n'ont aucunes affaires ensemble, & qui ne s'entretiennent que de leurs diuer- tissemens, ne prennent garde qu'au plaisir qu'ils ressentent toutes les fois qu'ils se trouuent ensemble : car la feule presence des Amis intimes répand dans l'ame vne certaine joye , dont il ne semble
point que l'origine doiue estre recherchée hors de la personne aimée, ny dans quelqu'autre chose qu'elle ait faire esperer.
Source : Gallica

Samuel Sorbière De l'amitié . À M. de Vaubrun, comte de Nogent… (1660)

Mais ceux-là aussi qui ne raisonnent iamais, qui ont le cerueau vuide, & ausquels
l'ame ne sert que de sel pour empescher que le corps où elle est ne se pourrisse, ou qui ne songent qu'à viure & à passer la vie insipidement, ceux- là mesme ne laissent pas d'auoir besoin d'amis, & d'en auoir plus de besoin que les autres; parce qu'il leur faut beaucou p de gens qui veillent pour conseruer les richesses dont ils font le seul object de leur Amitié.
Source : Gallica

Samuel Sorbière De l'amitié . À M. de Vaubrun, comte de Nogent… (1660)

Qu'on ne tardera pas de
se descouurir les sujects qu'on auroit de plainte; & qu'en ayant tiré esclaircissement ou satisfaction, on donnera beaucoup à l'infirmité humaine, qui ne permet point que l'Amitié n'ait ses maladies, & ne souffre quelques defaillances, contre lesquelles elle a besoin d'estre fortifiée.
VI.
Que l'obstination de IVne des parties demeurant nuisiblement incorrigible,
il fera permis de s'abstenir peu à peu de son familier commerce, & de faire vne vie plus retirée de luy, sans pourtant rompre ny dechirer les sacrés nœuds de l'amitié
Source : Gallica

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