Mal de cœur

Définition et enjeux

R. Henry,  Histoire d'une âme victime : Caroline Clément… (1917)

“ Les phénomènes étonnants de sa vie intérieure, les ardeurs et les brisements de son cœur vont, plus que jamais, martyriser son corps aussi bien que son âme.
Le cœur est le siège principal du mal. Les serrements violents qu'elle y éprouve par suite de ses peines spirituelles, provoquent non plus seulement des spasmes, des étouffements, mais des crises fréquentes et terribles. D'autres fois, ses ardeurs d'amour le font palpiter avec une violence inouïe.
”
Source : Gallica

L.-M. Jehan,  Idoles et visions, préface par Paul Perret (1884)

“ Peu d'âmes, ici-bas, comprennent ce mystère !
Il faut avoir gravi les sentiers du malheur,
Il faut avoir senti la main de la douleur,
Qui se pose toujours, accablante et cruelle,
Sur le coeur le plus grand, sur l'âme la plus belle,
Pour savoir ce secret. — Mais quand on a vingt ans,
Quand la vie, entr'ouverte, est aurore et printemps ;
Quand le coeur n'est point mort et lorsque tant de charmes
Vous jaillissent des yeux, même parmi les larmes,
Comment donc savez-vous que le mal et le bien,
La beauté, la jeunesse, et l'amour ne sont rien?
”
Source : Gallica

Charles Fuster,  Le Coeur (poésies de 1886-1892… (1892)

“ L'incurable mélancolie D'un coeur désemparé que les flots vont battant,
Celle-là connut, je vous jure, L'angoisse des sanglots, l'impuissance du cri ;
L'amour lui fut une brûlure, Et, comme j'ai souffert depuis, elle souffrit.
Après mes rages inquiètes Elle a pleuré souvent, et vu couler, sans bruit,
De ces tristes larmes muettes Qui vous font tant de mal à verser, dans la nuit.
Puis vint la suprême méprise : Le temps passa, fixant les destins révolus ;
Et depuis, que son coeur se brise, Que le mien soit en sang, hélas ! rien n'y fait plus.
”
Source : Gallica

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