Résumé

Anonyme Nouvelles soirées canadiennes/Juil-Août 1883

L’espérance a des clartés magnifiques, elle a aussi des ombres bien profondes, mais ces ombres sont pleines de charmes. Cet invincible besoin de bonheur, Dieu ne l’a pas mis en nous pour notre tourment. Il entend le satisfaire. Beau rêve de l’amour immortel et sans bornes ! il n’y a pas de folie à vous nourrir dans mon cœur. Au contraire, c’est un devoir sacré.
Ah ! si l’espérance tenait sa place dans notre âme, est-ce que la vie, au lieu de s’assombrir, n’irait pas s’embellissant, s’illuminant, comme les chemins verdissants et réjouissants du printemps.
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Anonyme Nouvelles soirées canadiennes/Juil-Août 1883

À vrai dire ma tristesse n’est plus qu’une brume légère souvent transpercée de soleil.
Sans doute, rien n’est changé dans ma vie intime, mais dehors tout est si vivant, si lumineux, si beau que le froid et le terne du dedans s’oublient — et l’on trouve du plaisir à se sentir vivre.
15 juin. ― Je suis avec charme l’œuvre du printemps.
Qu’est-ce que la sève ? Merveilleuse, ouvrière celle-là ! Si invisible et silencieuse, cependant si vive, si active, si ardente. J’avoue qu’elle me fait songer.
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Anonyme Nouvelles soirées canadiennes/Juil-Août 1883

Sa vie reste pour nous un mystère. Dans ce martyre continu d’un grand cœur impuissant à accomplir le bien qu’il rêvait, dans ce dévouement sublime resté inefficace, dans ces nobles sentiments incompris par un grand nombre, est un problème dont l’avenir nous donnera peut-être la solution. En attendant, il faut adorer sans les comprendre les décrets de Dieu.
Henri V n’a pas régné, mais il laisse une mémoire sans tache. Ses ennemis eux-mêmes lui rendront ce témoignage : son âme est restée grande toujours, elle n’a connu ni haine, ni bassesse.
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