Anonyme, Nouvelles soirées canadiennes/Juil-Août 1883
“ L’espérance a des clartés magnifiques, elle a aussi des ombres bien profondes, mais ces ombres sont pleines de charmes. Cet invincible besoin de bonheur, Dieu ne l’a pas mis en nous pour notre tourment. Il entend le satisfaire. Beau rêve de l’amour immortel et sans bornes ! il n’y a pas de folie à vous nourrir dans mon cœur. Au contraire, c’est un devoir sacré. Ah ! si l’espérance tenait sa place dans notre âme, est-ce que la vie, au lieu de s’assombrir, n’irait pas s’embellissant, s’illuminant, comme les chemins verdissants et réjouissants du printemps. ”
