Vice-Amiral Page, Correspondance familière d’un marin
“ Dans ce métier-là, on peut trouver le moyen d’avoir quelques saillies d’esprit, mais de la profondeur, de la valeur solide, il faut y renoncer ; on est comme un patineur qui glisse sur la glace. Oh ! accusez-moi tant que vous voudrez de lourdeur ; je veux bien consentir pour quelque temps à cette vie vague, je veux voir votre monde de ce point de vue un an, deux ans peut-être ; mais je garde au cœur l’amour de ma vie propre et indépendante, je veux pouvoir me replier sur moi-même et regarder les acteurs sur les planches de la vie publique pour les siffler tout à mon aise. ”
