Jean Heuzey, Pages intimes : correspondance et journal… (1930)
“ Nous avons causé longtemps, en marchant sous les arbres dans des flaques de lumière. Au loin, la vallée était d'un vert moins cru, d'un vert soyeux, au reflet presque doré partait d'herbes en fleurs; de nombreuses terres, fraîchement retournées, semaient de place en place leurs notes d'un rose patiné, tirant sur le mauve. Cet assemblage de coloris était simple et tendre, sans rien de heurté, comme un camaïeu ancien; il s'en dégageait un charme très suave et reposant, aussi bien pour les yeux que pour l'esprit. L'air surtout avait cette jeunesse éternelle qu'a seul l'air de la montagne... ”
