Francis Duteau

Résumé

Francis Duteau Premières et dernières lettres (1928)

Je salue, aujourd'hui, la dépouille d'un adolescent, brave et chevaleresque, fauché en pleine jeunesse par la mort, implacable bourreau. Mon cœur se serre affreusement à la pensée que ce qui était intelligence et lumière, loyauté et labeur, n'est plus qu'un corps inerte, demain poussière au sein de la terre. Je pense que ce jeune homme à qui la vie semblait sourire, qui devait être demain un peu de cette si douce France, qui devait l'honorer, la grandir par son travail, n'est plus rien, plus rien que l'inerte matière!
Source : Gallica

Francis Duteau Premières et dernières lettres (1928)

Je t'aime de tout mon cœur parce que tu es franche et loyale. Oui, dis-moi tout ce qui assaille ton petit cœur. Je saurai trouver pour ma Momone les douces paroles qui consolent et je serai indulgent comme un grand frère en qui il faut avoir confiance. Songe, ma sœur chérie, que tu es le rayon de soleil de notre famille, que ton âme si pure fait toute notre joie et notre consolation, à nous qui déjà ne sommes plus jeunes. Oh! ma petite sœur, reste toujours notre Monette qui nous aime tant et que nous aimons tant.
Source : Gallica

Francis Duteau Premières et dernières lettres (1928)

C'est entendu, Simone, tu es une grande fille maintenant, à qui je serre la main comme à quelqu'un de mon âge.
Dieu est si bon, reste sous sa protection éclairée ; tu auras bonheur et joie sans mélange, toutes les autres satisfactions terrestres se payent par une douleur égale.
Je te serre de tout mon cœur dans mes grands bras en t'embrassant plus que d'habitude. Ton grand frère attend une lettre bien franche comme la dernière, de sa petite sœur.
FRANCIS.
Source : Gallica

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