Charles-Louis Philippe,
La mère et l'enfant
“ Je n'oublierai jamais les études du lycée. Non, ce ne sont pas les livres qui font souffrir. La science est trop froide pour être bonne ou mauvaise, mais nous pourrions nous y intéresser. C'est le pion qui fait souffrir. On dit que la discipline des lycées est paternelle: le pion c'est la discipline, et le pion n'est pas notre père. Le pion ce sont des yeux froids qui nous surveillent et une voix raide qui nous rappelle à l'ordre. Le pion c'est le règlement, c'est la nécessité, c'est la loi, c'est la main qui nous empoigne. J'ai douze ans, j'ai besoin d'amour et vous me donnez un pion. ”
