Victor Ducange, Le médecin confesseur, ou la jeune émigrée… (1837)
“ Et jugez 144 LE MEDECIN des effets de la nature, et de l'intensité de cette étrange mélancolie ! Tout ce que l'on peut imaginer pour soulager le malade redouble sa langueur; le spectacle de la gaîté, de la joie, des fêtes, irrite sa douleur et fait couler ses larmes avec plus d'amertume; un ciel pur, éclatant, une riche et vaste campagne, enfin tout ce qui charme ordinairement les yeux, porte son désespoir jusqu'à l'exaltation ; les consolations l'affligent ; la plus belle musique déchire son coeur ; tout lui devient un sujet de tristesse et de désolation. ”
