Résumé

Victor Ducange Le médecin confesseur, ou la jeune émigrée… (1837)

Et jugez
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des effets de la nature, et de l'intensité de cette étrange mélancolie ! Tout ce que l'on peut imaginer pour soulager le malade redouble sa langueur; le spectacle de la gaîté, de la joie, des fêtes, irrite sa douleur et fait couler ses larmes avec plus d'amertume; un ciel pur, éclatant, une riche et vaste campagne, enfin tout ce qui charme ordinairement les yeux, porte son désespoir jusqu'à l'exaltation ; les consolations l'affligent ; la plus belle musique déchire son coeur ; tout lui devient un sujet de tristesse et de désolation.
Source : Gallica

Victor Ducange Le médecin confesseur, ou la jeune émigrée… (1837)

CONFESSEUR. 15
les riants parterres, les vertes pelouses avaient perdu leurs plus beaux charmes ; les fleurs naissaient encore , mais la jeune comtesse n'en parait plus, son sein ; la voix des rossignols retentissait encore dans les airs, mais elle n'enchantait plus son oreille distraite; la nature était belle comme aux jours de son bonheur, mais elle avait perdu l'éloquence de l'amour , les illusions du coeur.
Lettre du comte de Coivel à son épouse (1) .
Source : Gallica

Victor Ducange Le médecin confesseur, ou la jeune émigrée… (1837)

Un carrosse très-simple, sans armoiries , sans ornements, attelé de quatre chevaux , chargé de coffres et de malles , s'avançait lentement vers le perron ; tous les domestiques , fondant en larmes , étaient réunis dans le vestibule. Sept heures sonnèrent ; un gémissement général répondit aux coups de l'horloge : « Elle va partir ! » fut le seul mot qui retentit dans le château. La comtesse sortit de l'oratoire , conduisant sa fille par la main ; un voile la couvrait jusqu'aux genoux ; elle avait résolu, de cacher ses larmes.
Source : Gallica

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