Victor Ducange

Élements biographiques

Victor Ducange,  Thélène, ou l'Amour de la guerre… (1824)

“ Thélène se laissa tomber dans les bras d'Isidore, et ses sanglots interrompirent les premiers mots qu'elle voulut prononcer. Dans ce moment, la lune qui se levait éclairait son visage, et son ami voyait ses pleurs rouler sur ses joues que tant d'émotions coloraient d'un rose vif. Quoiqu'il se sentit lui - même oppressé
jusqu'à pleurer aussi, cependant tout ce que l'amour a de plus pénétrant tourmentait son âme, et lui faisait éprouver à la fois ce qu'il y a de plus doux et de plus cruel au monde.
”
Source : Gallica

Victor Ducange,  Le médecin confesseur, ou la jeune émigrée… (1837)

“ Et jugez
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des effets de la nature, et de l'intensité de cette étrange mélancolie ! Tout ce que l'on peut imaginer pour soulager le malade redouble sa langueur; le spectacle de la gaîté, de la joie, des fêtes, irrite sa douleur et fait couler ses larmes avec plus d'amertume; un ciel pur, éclatant, une riche et vaste campagne, enfin tout ce qui charme ordinairement les yeux, porte son désespoir jusqu'à l'exaltation ; les consolations l'affligent ; la plus belle musique déchire son coeur ; tout lui devient un sujet de tristesse et de désolation.
”
Source : Gallica

Victor Ducange,  Le médecin confesseur, ou la jeune émigrée… (1837)

“ Ce mal invisible, insaisissable , mais aussi réel que les maladies les mieux décrites par Hippocrate et Gallien, domine , comme une douleur aiguë et sans relâche, sur toutes les affections du coeur, même sur la tendresse des amants, même sur l'amour maternel ; jugez, ma chère dame, jugez de sa puissance ! Aucun sentiment noble, généreux ou tendre , ne s'éteint dans le coeur dévoré par ce redoutable ténia, mais tous y sont absorbés par un sombre et mortel désespoir, dont le silence et la concentration redoublent le poison destructeur. ”
Source : Gallica

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