Résumé

Victor Ducange Thélène, ou l'Amour de la guerre… (1824)

Thélène se laissa tomber dans les bras d'Isidore, et ses sanglots interrompirent les premiers mots qu'elle voulut prononcer. Dans ce moment, la lune qui se levait éclairait son visage, et son ami voyait ses pleurs rouler sur ses joues que tant d'émotions coloraient d'un rose vif. Quoiqu'il se sentit lui - même oppressé
jusqu'à pleurer aussi, cependant tout ce que l'amour a de plus pénétrant tourmentait son âme, et lui faisait éprouver à la fois ce qu'il y a de plus doux et de plus cruel au monde.
Source : Gallica

Victor Ducange Thélène, ou l'Amour de la guerre… (1824)

Tout reprit dans la vallée paisible le calme ordinaire; mais les cœurs n'étaient plus heureux. Amélie passait des nuits cruelles ; des songes affreux , images trop fidèles des terreurs qui l'assiégeaient pendant le jour, remplissaient son sommeil ; ou si ses yeux restaient ouverts, c'était pour verser des pleurs. Le vieillard respectable lui-même n'était pas sans
alarmes , et les consolations qu'il s'efforçait d'offrir à l'épouse du prince ne pouvaient pas effacer l'effrayante vérité.
Source : Gallica

Victor Ducange Thélène, ou l'Amour de la guerre… (1824)

Une barque fut à l'instant jetée , par les esclaves, dans la petite baie déserte et inconnue qui formait le bain de Thélène ; un vaisseau attendait en mer; du haut de la colline on voyait, à la clarté de la lune-, flotter son pavillon. Le prince observait sa famille. Ataxile et Polydore avaient couru prendre leurs armes ; ils se jetèrent aux genoux de leur père en versant des pleurs d'impatience, pour obtenir la faveur de l'accompagner. Thélène tressaillait
sur le sein de sa mère, et Amélie frémissait en voyant ses fils, si jeunes encore, courir à des périls effroyables.
Source : Gallica

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