Résumé

Honorine ou le triomphe de l'humilité sur l'orgueil par A. N. (1853)

Louise avait trois ans de plus qu'Honorine ; elle avait vu avec un vif intérêt cette orpheline, si jeune, faire son entrée en habits de deuil, et elle se sentit émue d'une tendre compassion en la voyant livrée sans contre-poids aux plus dangereuses flatteries. Bien loin de remarquer avec un sentiment d'envie les charmes et l'opulence de cette enfant, elle envisageait ces prétendus avantages comme autant d'écueils qui pouvaient s'opposer à son bonheur, et elle désirait vivement obtenir sa confiance afin de pouvoir lui faire quelquefois entendre le langage vrai d'une amitié sincère.
Source : Gallica

Honorine ou le triomphe de l'humilité sur l'orgueil par A. N. (1853)

« Pardon , madame , lui dit la baronne; vous me rappelez une personne dont l'absence causé beaucoup d'inquiétude à ses amis. Je n'ai peut-être pas l'honneur d'être connue de vous ; mais plus je vous regarde et plus je suis convaincue que vous êtes Melle Honorine Masson. »
A ce peu de paroles, un violent combat s'éleva dans l'âme d'Honorine. Il faut connaître toutes les faiblesses, tous les ressorts du coeur humain pour comprendre que dans ce moment même l'ancienne fierté de l'orpheline se réveilla.
Source : Gallica

Honorine ou le triomphe de l'humilité sur l'orgueil par A. N. (1853)

Dès ce moment, Honorine Masson devint un ange de piété, de vertu et de modestie. Sa vie était calme et douce comme un beau jour. Montrant , dans toutes les circonstances , une déférence filiale pour la respectable Mme Blondel, elle marchait d'un pas ferme dans la carrière de la vie chrétienne; elle marquait chaque jour de son existence par de bonnes oeuvres; et, au milieu de l'accomplissement de ses devoirs , ces doux épanchements d'une amitié sainte , elle jouissait d'un bonheur que rien désormais ne devait altérer.
Source : Gallica

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