Honorine ou le triomphe de l'humilité sur l'orgueil par A. N. (1853)
“ Louise avait trois ans de plus qu'Honorine ; elle avait vu avec un vif intérêt cette orpheline, si jeune, faire son entrée en habits de deuil, et elle se sentit émue d'une tendre compassion en la voyant livrée sans contre-poids aux plus dangereuses flatteries. Bien loin de remarquer avec un sentiment d'envie les charmes et l'opulence de cette enfant, elle envisageait ces prétendus avantages comme autant d'écueils qui pouvaient s'opposer à son bonheur, et elle désirait vivement obtenir sa confiance afin de pouvoir lui faire quelquefois entendre le langage vrai d'une amitié sincère. ”
