Résumé

Contes à Aglaé, ou La jeune moraliste

Son cœur était ému en entendant les éloges simples, mais sincères, affectueux, que tous les bons paysans donnaient à sa sœur; elle résolut de les mériter à son tour. En arrivant à la ferme, elle ramena la joie dans la famille désolée ; elle se jeta dans les bras de sa mère , et, en lui faisant l'aveu naïf de ce qui s'était passé, elle lui dit: Ma chère maman , ta Juliette est maintenant telle que tu la désirais; elle n'affligera plus ton ame sensible par son apparente dureté ; et toi, ma Nanine, sœur chérie, toute mon étude sera de te ressembler.
Source : Gallica

Contes à Aglaé, ou La jeune moraliste

Monsieur, madame Sauvai et tous les domestiques accourent au même instant ; on n'entend quel des accents douloureux. On s'empresse de secourir les deux sœurs et leur mère
infortunée. Isabelle ne revint à elle que pour souffrir mille fois davantage elle demande sa sœur à grands cris, et s'accable de malédictions; une fièvre ardente s'empare d'elle, et la met pendant plusieurs jours aux portes du tombeau. Elle revient à la vie pour apprendre que sa sœur est privée pour -
toujours de l'usage de sa main.
Source : Gallica

Contes à Aglaé, ou La jeune moraliste

Albertine ne tarda pas à reconnaître une jeune demoiselle, nommée Nathalie, qui habitait la même maison qu'elle, et que plusieurs fois elle avait remarquée à cause de son air doux et modeste. La cérémonie remplit Albertine de respect et d'émotion; la piété et l'innocence qui brillaient sur le front des jeunes communiantes, ces vêtements qui semblaient être l'emblême de la pureté de leur âme, tout faisait sur elle la plus vive impression ; elle écoutait attentivement les exhortations des ministres de la religion
Source : Gallica

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