Résumé

Christine Redfern, ou Expériences d'une jeune servante (1877)

Christine elle-même ne conservait plus aucune illusion, et un jour que sa sœur rafraîchissait ses mains brûlantes :
« Oh ! que je voudrais passer une seule journée à la maison et revoir mon petit William ! murmura-t-elle, car ils m'auront tous bien vite oubliée.
Que dis-tu là? demanda Fanny. Ne sais-tu pas que tu les reverras tous, lorsque tu seras guérie ?
- Le crois-tu vraiment et sincèrement? » demanda la pauvre enfant d'un air grave.
Pour toute réponse la sœur aînée se mit à fondre en larmes, et cacha sa figure sur l'oreiller.
Source : Gallica

Christine Redfern, ou Expériences d'une jeune servante (1877)

Je le sais, répliqua Fanny, et je ne veux pas troubler ta sérénité, mais il me semble que si je t'avais mieux soignée, nous aurions pu te guérir et te conserver.
Ce que tu dis là est tout-à-fait déraisonnable, continua Christine. J'ai été parfaitement soignée et rien ne m'a manqué jusqu'ici. Ne me fais donc plus de la peine en disant de pareilles choses! Je jouis d'une paix parfaite, et, si parfois j'éprouve quelque regret à la pensée de ne plus voir ceux qui sont là-bas, ce n'est qu'un nuage qui se dissipera bientôt comme tous les autres, car la fin approche. Je n'ai plus aucune crainte.
Source : Gallica

Christine Redfern, ou Expériences d'une jeune servante (1877)

« Assurément l'œuvre du salut est d'un bout à l'autre l'œuvre de Dieu, et nous ne saurions, en aucune manière, nous sauver par nous-mêmes.
Ceci est évident. Il y a des personnes qui se laissent arrêter par-là, mais ne savez-vous pas qu'il est également écrit : « Cherchez le Seigneur pendant qu'il se trouve, demandez et vous recevrez ; cherchez et vous trouverez ? »
La conversation en resta là, pour le moment, mais Christine pria ce soir-là avec une ferveur toute particulière pour son amie, et sans doute, ses prières silencieuses ne s'élevèrent pas en vain jusqu'au trône de Dieu.
Source : Gallica

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