Caroline Colbrant-Micheneau, Soirées d'un pensionnat, ou Contes à mes jeunes amies… (1834)
“ Eh ! mon amie, reprit le général, comme vous je chéris ma fille , et les vérités que je vous présente ne sont pas moins terribles pour moi que pour vous. Mais pour guérir une maladie, il faut en connaître toute la gravité, et ce n'est point au médecin à s'aveugler sur l'étendue du mal. Je le répète donc, Léonie est égoïste. Vos caresses si tendres sont reçues par elle sans plaisir, et c'est à peine si sa bouche dédaigneuse accorde à vos prévenances empressées ce sourire qu'elle prodigue aux étourdies qui composent sa société. O mon Dieu ! s'écria madame d'Elbeil, et elle fondit en larmes ”
