Résumé

Caroline Colbrant-Micheneau Soirées d'un pensionnat, ou Contes à mes jeunes amies… (1834)

Eh ! mon amie, reprit le général, comme vous je chéris ma fille , et les vérités que je vous présente ne sont pas moins terribles pour moi que pour vous. Mais pour guérir une maladie, il faut en connaître toute la gravité, et ce n'est point au médecin à s'aveugler sur l'étendue du mal. Je le répète donc, Léonie est égoïste. Vos caresses si tendres sont reçues par elle sans plaisir, et c'est à peine si sa bouche dédaigneuse accorde à vos prévenances empressées ce sourire qu'elle prodigue aux étourdies qui composent sa société.
O mon Dieu ! s'écria madame d'Elbeil, et elle fondit en larmes
Source : Gallica

Caroline Colbrant-Micheneau Soirées d'un pensionnat, ou Contes à mes jeunes amies… (1834)

Madame de Rinsberg se tut et regagna son appartement.
Laure passa la nuit dans les larmes ; mais le charme était rompu; jamais l'idée d'un amour clandestin n'arriva au coeur de la jeune fille sans s'associer au nom d'Aloyse ; et elle se répétait alors avec effroi ces paroles de madame de Rinsberg : « Il est des limites qu'une femme ne franchit jamais sans devenir malheureuse , aussi bien que coupable. »
Source : Gallica

Caroline Colbrant-Micheneau Soirées d'un pensionnat, ou Contes à mes jeunes amies… (1834)

Aline contenait à peine sa joie : c'était la première fois que sa mère la conduisait dans le monde; et l'impatiente jeune fille, ivre de tout le bonheur que donne l'espérance, fière de sa jolie figure, de sa toilette élégante, hâtait de tous ses voeux le moment où elle prendrait place au milieu de ses compagnes, dont quelques-unes goûtaient depuis près d'un an ces plaisirs qu'elle avait tant enviés, et qu'on lui permettait enfin de partager.
Source : Gallica

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