Louis-Antoine Blanc

Résumé

Louis-Antoine Blanc Mémoires d'un jeune Barbentannais… (1869)

Enfin, je redevins un peu plus homme, et Dieu aidant avec l'âge, je fis si bien que messieurs les administrateurs et la supérieure de l'hospice résolurent de me faire apprendre un état.
Pour moi, qui languissais de revoir Sisteron, pays si riant que l'on croirait un séjour enchanté, je demandai alors de pouvoir retourner à la maison de mon père nourricier , mentionnant qu'il était cordonnier et donnant à entendre que mes idées étaient de devenir moi-même ouvrier cordonnier.
Source : Gallica

Louis-Antoine Blanc Mémoires d'un jeune Barbentannais… (1869)

Ma mère nourricière ayant eu le malheur de s'oublier sur
les sentiments d'honneur, fût forcée d'aller subir la juste punition infligée à sa faute, et comme je me retrouvais de nouveau sans soutien, vu l'état maladif de mon père nourricier , on me renvoya à Marseille, pour être réintégré à l'hospice. Mais, ô malheur ! j'eus la faiblesse, durant le voyage, de profiter de l'irdifférence du conducteur qui me retournait, et, à un moment donné, je m'évadai pour rétrogader vers Sisteron
Source : Gallica

Louis-Antoine Blanc Mémoires d'un jeune Barbentannais… (1869)

Qui me ramènera au bonheur.
Frères martyrs que le destin cllâtie : De vos cent voix, quel mot est répété ; Entendons bien, noble Génie, noble Génie, A nous l'air pur, à nous la vraie clarté.
Je suis bien pauvre, et beaucoup débile, Je ne puis plus ainsi suffire à ma vie ; Pour le travail, je ne puis être utile Que faire hélas ! pourtant j'ai bien faim j Me résigner à mourir d'envie : Hù non ! hô non ! nous aurons du pain.
Bons bourgeois, enfants de la belle ivresse Secourez l'indigent, le malheureux : Dieu vous contemple et dans sa noble tendresse Saura fort bien exaucer vos vœux.
Source : Gallica

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