Louis-Élie Moreau de Saint-Méry

Louis-Élie Moreau de Saint-Méry

Résumé

Portrait de Louis-Élie Moreau de Saint-Méry Louis-Élie Moreau de Saint-Méry Discours sur l'utilité du Musée établi à Paris… (1805)

L'imagination semble même s'épuiser quand on réfléchit sur ce qu'auroit pu tenter l'espèce humaine, si, dans son délire, les bornes du globe qu'elle habite ne lui avaient pas parues trop resserrées, si sa monarchie imaginaire dégénérant en despotisme n'avait porté l'homme à se souiller de sang humain ! Quelles barrières auraient arrêté son audacieux génie, si par une sorte de confédération générale, l'homme, en quelque lieu qu'il eût reçu le jour, se fût dévoué au bonheur commun et s'il n'eût connu que l'utilité pour la première comme pour l'unique mesure de sa gloire ?
Source : Gallica

Portrait de Louis-Élie Moreau de Saint-Méry Louis-Élie Moreau de Saint-Méry Discours sur l'utilité du Musée établi à Paris… (1805)

Mais vous que la nature a faits pour admirer ses merveilles, vous que le génie inspiré et que le désir de la célébrité anime, venez savoir ici à quel objet particulier vous devez vous livrer, et par quelle route vous devez aller chercher l'immortalité.
Si en apprenant par la physique quel ordre immuable entretient ce vaste univers et force les élémens à obéir; si en voyant, à l'aide des mathématiques, que tout ce qui existe se meut suivant des loix rigoureuses; si en remarquant par l'astronomie que les mondes lumineux suspendus dans l'espace sont eux-mêmes assujettis à ce pouvoir suprême
Source : Gallica

Portrait de Louis-Élie Moreau de Saint-Méry Louis-Élie Moreau de Saint-Méry Discours sur l'utilité du Musée établi à Paris… (1805)

S'il veut présenter une théorie brillante au flambeau de l'expérience, le Musée lui offre des ressources qu'il chercherait vainement ailleurs, ou qu'il n'obtiendrait qu'avec des sollicitations toujours pénibles pour l'homme utile qui n'en devrait jamais avoir besoin; il reconnaîtra si les principes qu'il adopte sont solides, ou s'il sacrifie à une chimère le tems dont la perte est quelquefois irréparable; enfin les savans recueilleront, à chaque instant, dans ce lieu, l'hommage volontaire qu'on leur paye avec tant d'empressement, et qui est par cela même le tribut le plus flatteur.
Source : Gallica

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