Résumé

Tribunal correctionnel de Nice… (1897)

Quoi que vous disiez, quoi que vous fassiez, qu'il soit bon ou mauvais, M. Sauvan a été élu trois fois ; il est Maire de Nice, la majorité le veut et je ne crois pas qu'il soit de la dignité de la Justice de chercher une condamnation à seule fin de l'enlever à la Mairie. Vous êtes juges à Nice, vous aimez votre ville, votre ville vous aime ; vous saurez prendre ses intérêts et effacer très vite, par un jugement radical, tout ce qui rappelera le passé.
Nice a assez souffert; qu'elle reprenne son commercé qui n'a rien de commun avec les violences électorales.
Source : Gallica

Tribunal correctionnel de Nice… (1897)

Voilà la moralité de ces hommes que vous élevez à la hauteur d'accusateurs publics.
Je disais l'exacte vérité, car si vous poursuivez le corrupteur, il faudra poursuivre les corrompus. Si M. Sauvan a acheté quelqu'un, il y a eu des corrompus — vous avez deux jolis spécimens de corruption — parce que des individus ont pris ce ticket et sont allés se faire payer, parce qu'ils en ont empoché le prix. Je trouve qu'il y a des circonstances aggravantes ; ce n'est pas seulement un délit, mais un crime. M. LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE. — Je vous prie de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.
Source : Gallica

Tribunal correctionnel de Nice… (1897)

Si ce maire a secouru des gens qui n'étaient même pas des indigents ; s'il a laissé surprendre son bon coeur ou sa bonne foi ; s'il a accordé la faveur de ses secours à des gens absolument indignes ; s'il a cru qu'au lendemain d'une soirée improductive La Manaïra soit un véritable indigent, et qu'il lui accorde des secours ; s'il préfère considérer des agents électoraux comme étant plus dignes de secours que des pères de famille sans travail, il aura commis un acte autrement grave; et si sa conscience est toujours muette, le Code pénal pourra encore n'être pas ouvert pour lui.
Source : Gallica

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