Résumé

Alfred Sirven La Défense de Dreux en octobre 1870… (1874)

« Dreux et le Gouvernement de la Défense nationale, » constate, dans un sens très-différents de celui où vous venez de parler, que le Maire aurait tenu vis-à-vis des Prussiens le langage énergique et ferme qu'il devait tenir. « Averti avant M. le Sous-Préfet, le Maire se rendit immédiatement au-devant des hussards et, dans des termes dignes et énergiques, il leur déclara qu'ils ne pouvaient entrer dans la ville, car elle ne se laisserait pas imposer des réquisitions par quelques cavaliers. Il ajouta que, s'ils persistaient, le peuple tirerait sur eux. »
Source : Gallica

Alfred Sirven La Défense de Dreux en octobre 1870… (1874)

En outre, que prouveraient les protestations des gens du peuple, de ces braves campagnards qui, pleins d'une patriotique ardeur, couraient à notre secours, et, altérés et affamés, recevaient cette réponse des hommes de la mairie: « Allez-vous-en; nous n'avons que faire de vos fusils, de vos faulx, de vos crocs. Vous avez faim?
Eh bien, allez vous faire nourrir par celui qui vous a appelés. »
Il est évident que la commission ne pouvait, pour dresser le panégyrique du maire de Dreux, s'adresser à cette partie de la population.
Source : Gallica

Alfred Sirven La Défense de Dreux en octobre 1870… (1874)

Cependant vous avez fait, dans la mesure de votre compétence, de grands efforts pour la défense locale de Dreux, et il est bien certain que sans l'élan
que vous avez donné à la population et sans l'ardeur que vous avez mise à organiser trois compagnies de francs-tireurs (et cela malgré les entraves du maire, fort mal conseillé par le commandant de la garde nationale) , la ville de Dreux aurait été occupée dès le 8 octobre.
M. Batardon n'a-t-il pas l'impudence de s'attribuer le succès de la résistance, lorsque cette résistance a été faite contre son gré !
Source : Gallica

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