Charles Baille, L'invasion à Poligny, janvier-avril 1871… (1897)
“ Voilà le pain sec. Philippe, notre jardinier, qui a été pour nous dans toutes ces épreuves d'un dévouement d'ancien régime, n'avait pas voulu quitter son panier ; j'ai pu, malgré les cris de la sentinelle, avaler un bouillon et Philippe, sous prétexte de me serrer la main, m'a remis un petit flacon qui contenait un verre de vieille eau-de-vie ; je le distribue aux vieillards qui en ont plus besoin que moi, et aussi à ce brave Maire qui est éreinté et qui savoure avec une joie d'enfant ces deux doigts de gloria qui le relèvent un peu. ”
